Caius Julius Caesar - Bataille de Munda

Nous sommes en l'an 46 avant Jésus-Christ. La révolte gronde en Espagne : le proconsul de César a été chassé. Gnaeus et Sextus Pompeius, les deux fils de Pompée, ont levé une armée qui a pris le contrôle de la province  de l'Hispanie ultérieure (Sud de la péninsule ibérique). César doit quitter Rome pour mater la rébellion. Il arrive en Espagne en décembre, pour commencer une campagne qui durera tout l'hiver, les partisans de Pompée refusant la bataille frontale.

 

Les deux armées se rencontrent le 17 mars - 45 dans les plaines de Munda, près d'Osuna. L'armée pompéienne est située sur une colline dans une position défensive. César dispose de 8 légions et 8000 cavaliers, tandis que les Pompéiens commandent 13 légions, 6000 soldats d'infanterie légère et environ 6000 cavaliers. Beaucoup des soldats républicains qui s'étaient rendus à César lors de campagnes précédentes avaient ensuite déserté son armée pour rejoindre Pompée. Craignant de ne pas être pardonnés une seconde fois, ils allaient se battre avec l'énergie du désespoir ...

 

Un mouvement destiné à faire descendre les Pompéiens de leur colline s'avére un échec. Le combat dure un bon moment sans qu'aucun camp ne prenne l'avantage. Les généraux se joignent à la mêlée.

 

César prend le commandement de l'aile droite. Gnaeus Pompeius retire une légion de son aile droite pour renforcer son aile gauche ainsi menacée. Dès l'instant où l'aile droite pompéienne est affaiblie, la cavalerie de César lance une attaque. Titus Labiénus, commandant de la cavalerie pompéienne, voit cette manœuvre et s'élance à leur rencontre. Malheureusement pour Pompeius, ses légionnaires croient que la cavalerie recule. Les légions pompéiennes fuient alors en désordre. À la fin du combat, 30 000 soldats pompéiens reposent sur le champ de bataille alors que les forces de César ne comptent que 1 000 tués et 500 blessés. Les 13 étendards des légions pompéiennes sont capturés. Labiénus meure au combat, Gnaeus et Sextus Pompeius parviennent à s'enfuir.

 

Après avoir pacifié le reste de la province, César rentre alors à Rome où il est élu dictateur à vie en - 44. Il dispose ainsi d'un pouvoir sans limite, sauf sa mort, qui surviendra le 15 mars de la même année, par la main de Brutus et d'une coalition de sénateurs conjurés menée par Cassius.

 

La bataille de Munda restera dans l'histoire comme la bataille la plus violente de la guerre civile romaine. César en dira qu'il s'est battu de nombreuses fois pour la victoire, mais qu'à Munda il dut se battre pour sa vie ...

 

Cette bataille a été illustrée par Guisepe Rava, illustrateur bien connu dans notre petit monde de figurinistres. Les trois personnages principaux de cette gravure ont directement inspiré A Laruccia pour la réalisation des trois figurines proposées par Soldiers sous les références SR-68, SR-69 et SR-70

  • A gauche, un tribun qui arrangue les légionnaire avant l'assaut ;
  • A centre, Caius Julius Caesar : "Venus vitrix !" ;
  • A droite, un centurion, le bouclier levé en protection.

 

Pour cette saynète, en l'absence de la rangée de légionnaires représentés sur la gravure, l'attitude du tribun m'a semblé quelque peu difficile à comprendre pour le spectateur ... Je n'ai donc utilisé que César, au tout premier plan, et le centurion qui fait presque office de décor. 

Les deux figurines sont placées sur sur un socle en olivier de 50 mm de côté. Il faut bien calculer son coup ! Après quelques essais, on y arrive : le visage de César se place devant le bouclier du centurion, ce qui le met particulièrement  bien en valeur, tandis que celui du centurion apparaît en arrière-plan sur la gauche. Le relief du terrain permet d'ajuster finement le positionnement des deux personnages pièces.

 

Celles-ci sont assemblées en totalité, à l'exception :

  • du bouclier du centurion qui sera décoré séparément (un petit moment de bonheur en perspective !)
  • et du fourreau du glaive de César (d'ailleurs absent sur les photos suivantes) qui serait gênant pour peindre l'intérieur de la cape

Les deux compères en gros plan.

 

 

De manière générale, la peinture sera terne : il s'agit d'une scène de bataille, après une longue campagne. Voici Caius Julius en phase de finition sur l'un des supports utilisés habituellement.

 

J'ai commencé par la cape afin de pouvoir me servir du four pour matifier la peinture.  Les autres parties de la figurine ont séché de manière naturelle.

Le visage est particulièrement expressif : toute la rage du meneur d'hommes au combat !

 

 

Pour la décoration du bouclier porté par le centurion, je me suis inspiré d'une autre gravure de Guisepe Rava, représentant cette fois la bataille de Carrhes, dans la Turquie actuelle en 53 avant JC, donc moins d'une dizaine d'années avant la bataille de Munda.

 

Les troupes romaines, menées par le général Crassus, y affrontèrent les Parthes et y prirent une dérouillée mémorable. 

 

Le motif en couronne de lauriers doit être bien régulier. Le processus pour passer de l'image de gauche à celle de droite est détaillé sur une page particulière. C'est ici (cliquez le lien) : décoration d'un bouclier romain 

 

Le centurion porte les traces d'une longue campagne de combats : son aspect est un peu sale, ses vêtements sont usés, ses équipements sont ternes ... Mais pas trop quand même : c'est un proche de César, et il est centurion !

 

Le voici en place sur le décor

Le visage d'un vieux soldat plein d'expérience, mais usé par ses campagnes ...

 

 

César rejoint le champ de bataille ...

 

 

 

 

 

En conclusion, deux pièces fort agréables. La gravure est excellente, la fonderie sans reproche, le montage est simple. La décoration du bouclier constitue la seule difficulté mais, avec un peu de méthode, un résultat correct est à la portée de tous.

 

Jules César en pleine action dans l'un de ses plus grands faits d'armes : à recommander sans réserve !

 

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Commentaires : 3
  • #1

    bono (mardi, 09 avril 2013 08:31)

    Salut Jean-François,
    Un grand bravo pour cette scène superbe. Quelle maitrise !!!!! pour notre plus grand plaisir.
    Tu me donne envie de réaliser cette pièce...
    Bravo

  • #2

    inconnu (jeudi, 16 octobre 2014)

    bravo
    bien réalisé

  • #3

    Gérard kabongo kalonji (dimanche, 29 janvier 2017 22:39)

    J'aime trop l'histoire romaine,j'aimerais trouvé un guide romain.